« Art, Environment and Ecology » une école d’automne au format original

Par Sabine Forero Mendoza, directrice exécutive UNITA UPPA

Du 18 au 22 octobre 2022, une formation intensive consacrée au thème de l’art écologique s’est déroulée sur le campus de Pau. Elle a permis de faire le point, dans une perspective réellement internationale, sur des orientations très actuelles en matière artistique et esthétique.

C’est avec le vernissage de l’exposition « Towards a second life. Métamorphoses des matériaux », présentée sur la forme d’un parcours itinérant dans divers lieux du campus de Pau, que s’est ouverte la partie présentielle de l’école d’automne « Art, Environment and Ecology », fruit d’une collaboration entre des enseignantes-chercheuses de trois universités membres de l’alliance UNITA (Turin, Timisoara, UPPA). Les œuvres de sept artistes locaux et régionaux pratiquant le recyclage d’objets et de matériaux ont fourni exemples et matière à réflexion aux étudiants roumains, italiens, espagnols et français de master et de doctorat qui s’étaient inscrits à cette formation intensive, comme aux enseignantes qui les accompagnaient.

Des interventions aux formats variés ont été proposées par des chercheurs et experts de nationalités française, néerlandaise, espagnole, mexicaine et russe : conférences, retours d’expérience d’équipes lauréates de projets de recherche, entretiens avec des artistes, échanges avec des responsables d’associations et de fondations œuvrant dans le domaine de l’art écologique. Jeudi 20 et vendredi 21 octobre, des étudiants de l’université Bordeaux-Montaigne (doctorants et agrégatifs d’arts plastiques) et des enseignants d’arts plastiques de l’académie, inscrits en formation continue, sont venus compléter l’auditoire.

Mais cette école a aussi été l’occasion de s’aventurer sur des voies innovantes, sur le plan pédagogique comme dans le domaine de la recherche : travail participatif, apprentissage par le faire, recherche-création, expérimentations en milieu naturel. Tous les après-midi, les étudiants ont été invités à participer à un atelier collaboratif de pratique textile, « Tie game », atelier encadré par l’artiste et enseignante universitaire franco-péruvienne Rustha Luna Pozzi-Escot. L’œuvre collectivement réalisée, à partir de cravates usagées, a été présentée et défendue lors d’une restitution publique.

La communication, tour à tour en anglais, français, espagnol et italien, a vu la mise en œuvre d’une intercompréhension joyeuse et fructueuse qui a permis le partage de réflexions sur la définition et les formes de l’art écologique, l’échange de références bibliographiques et la mise en perspective de positions relatives aux débats traversant actuellement le champ des humanités environnementales.