Une chercheuse-entrepreneuse de l’UPPA nommée “ambassadrice du doctorat” par le ministère

Inès de Bort, chercheuse postdoctorale au Laboratoire des fluides complexes et leurs réservoirs (UPPA/CNRS) sur le site d’Anglet, fait partie de ce nouveau réseau de 43 ambassadeurs et ambassadrices du doctorat – dont 3 en Nouvelle-Aquitaine –, lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. La plateforme doctorat.gouv.fr vient également d’être mise en ligne pour mieux faire connaître le plus haut diplôme reconnu dans le monde et ses possibles débouchés.

Ingénieure de l’ISA BTP, Inès de Bort a obtenu son doctorat puis un contrat postdoctoral en génie civil au sein du LFCR, unité mixte de recherche UPPA/CNRS. Soutenue par le programme RISE du CNRS et le Pôle universitaire d’innovation (PUI) Sud-Aquitaine Innovation, elle se consacre désormais au développement d’une startup.

Son objectif est de créer un dispositif combinant la simplicité d’utilisation d’un microscope avec la puissance du calcul numérique et de l’intelligence artificielle pour observer et comprendre en temps réel les mécanismes qui se développent à l’intérieur des fluides complexes (émulsions, suspensions, gels, liquides colloïdaux…).

« Dans la culture populaire, généralement les docteurs sont soit les médecins, soit les méchants dans les films »

Découvrez en vidéo le parcours d’Inès et pourquoi elle a accepté ce rôle d’ambassadrice du doctorat.

Qu’est-ce un ambassadeur du doctorat ?

Engagés bénévolement pour 3 ans afin de renforcer la visibilité du doctorat au sein de la société et des entreprises, les ambassadeurs et ambassadrices du doctorat ont pour objectif de mieux faire connaître la richesse des parcours et des compétences des docteurs.

D’abord présélectionnés par les universités et les délégués régionaux académiques à la recherche et à l’innovation (DRARI), ils ont été choisis par un comité du ministère de façon à ce que le réseau reflète la diversité des secteurs d’activité, des disciplines, des territoires et des expériences professionnelles, ainsi que l’équilibre hommes-femmes et l’engagement pour la promotion du doctorat.

La création de ce réseau, dont fait partie l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau, était une préconisation du rapport Pommier-Lazarus sur la reconnaissance du doctorat, rendu public en novembre 2024 et qui mettait en avant le retard de la France en matière d’insertion professionnelle des docteurs.

En effet, les docteurs ne représentent que 1 % de la population des 25-34 ans en France, un chiffre inférieur à la moyenne de l’OCDE (1,3 %) et bien en deçà de pays comme la Suisse (3 %) ou les États-Unis (2 %). Leur présence dans le secteur privé reste également limitée (seuls 11 % des salariés en France ont un doctorat).

Le nouveau site doctorat.gouv.fr pour s’informer et trouver un sujet de thèse

Une autre recommandation du rapport était la création d’une plateforme nationale en ligne dédiée au doctorat, qui a été lancée en version bêta le 9 février 2026 par le ministère. Celle-ci se compose d’une part d’un site d’informations à destination des étudiants, des professionnels en activité pouvant préparer un doctorat en formation continue ou en validation des acquis de l’expérience (VAE), et des entreprises qui recrutent ou développent des projets de recherche partenariale, et d’autre part d’un moteur de recherche pour trouver un sujet de thèse ou une offre d’accompagnement, consulter la fiche détaillée de l’offre et demander à prendre contact avec la direction de thèse concernée.

Vous pouvez également y retrouver les témoignages de tous les ambassadeurs et ambassadrices du doctorat, dont celui d’Inès.

 

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