L’UPPA signe une convention de collaboration avec l’Ifremer

Par Bénédicte Lamothe

Pierre Labrosse et Isabelle Baraille.
Pierre Labrosse et Isabelle Baraille.

Un accord cadre a été signé par Pierre Labrosse, directeur du centre Atlantique de l’Ifremer venu de Nantes, et Isabelle Baraille, vice-présidente de l’UPPA en charge de la recherche, lundi 29 août 2022 sur le campus de Montaury où est implanté depuis 2007 le Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon (LER AR) - Site d’Anglet de l’Ifremer.

Cette convention, qui acte les thématiques d’intérêt commun pour l’Ifremer et l’UPPA, donne un cadre institutionnel à huit projets de recherche d’envergure lancés depuis 2018 pour un montant de 40 000 à 4 millions d’euros et qui ont déjà produit 15 publications scientifiques à comité de lecture. Elle permettra également de mutualiser les installations et les compétences des deux institutions, ainsi que d’intensifier les collaborations de recherche, d’enseignement et l’accueil d’étudiants (projets tuteurés, stages de master et alternance).

De nombreux projets de recherche communs en lien avec la pêche et la biodiversité marine


Elvire Antajan, Nathalie Caill-Milly et Thierry Pigot.
Les projets en collaboration ont été présentés par Elvire Antajan, responsable de la station de l’Ifremer à Arcachon et du LER AR, par Nathalie Caill-Milly, adjointe du LER AR, par Thierry Pigot, directeur de la fédération de recherche sur les Milieux et Ressources aquatiques (MIRA), et par les chercheurs associés.

Ces projets, qui concernent essentiellement les ressources halieutiques d’importance régionale et la biodiversité marine locale, sont regroupés en deux thématiques : d’une part le développement méthodologique d’outils d’évaluation et de suivi des ressources (dans le cadre de la directive européenne « Cadre stratégie pour le milieu marin » et la gestion des pêcheries) ; d’autre part l’étude des relations entre populations (animales ou végétales), environnement et exploitation.

L’un des projets, par exemple, a pour objectif d’élaborer des indices d’abondance du rouget barbet à partir de données de pêche professionnelle.

Un autre projet, baptisé « Vents et marées », étudie l’impact des conditions météorologiques dans le contexte du changement climatique sur l’activité des flottilles de pêche du quartier maritime de Bayonne. Il associe le Laboratoire de mathématiques et de leurs applications (LMAP) de l’UPPA pour comparer les performances en matière de prévision des différents modèles statistiques.

Enfin, le projet Gelidium64 sur les algues rouges a permis d’organiser une campagne scientifique de 12 jours d’échantillonnage en scaphandre autonome complété par des transects par drone sous-marin, en collaboration avec la chaire de recherche Manta (Marine Materials), déployée dans le cadre de l’I-SITE Solutions pour l’énergie et l’environnement de l’UPPA, pour l’extraction des composés.


Crédit : M-N de Casamajor/Ifremer

 

Qu’est-ce que l’Ifremer ?

L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la double tutelle du ministère de la Transition écologique et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

Ses missions sont d’évaluer les ressources des océans, de permettre leur exploitation durable, d’améliorer la protection du milieu marin et côtier, et de favoriser le développement économique du monde maritime. L’Ifremer a une ainsi une activité d’expertise et de surveillance opérationnelle.

Le centre Atlantique de Nantes, dont fait partie le laboratoire basé à Arcachon/Anglet, regroupe 210 personnes, ce qui en fait l’un des trois sites majeurs de l’Ifremer, avec ceux de Brest et d’Occitanie (Palavas-Sète-Montpellier). Il a pour identité thématique la santé des écosystèmes marins.