De Bee 'O' Top au biotope de l'UPPA

Par Direction de la communication

Lauréates du Défi Étudiant E2S UPPA 2020 pour leur projet Bee 'O' Top, Émilie Pasquet, Sarah Bricks, Thalie Leroy et Siann Chalvin implantent sur le campus palois des prairies fleuries et des habitats destinés à nourrir et accueillir les abeilles sauvages.

L'UPPA accueillera à la rentrée prochaine de nouvelles pensionnaires aussi discrètes que travailleuses : des abeilles sauvages ! Dépourvues de dard et généralement inoffensives, ces reines de la pollinisation peuvent remercier Émilie, Sarah, Thalie et Siann, lauréates du dernier Défi Étudiant E2S UPPA doté d'un premier prix de 600 €. Leur projet baptisé Bee 'O' Top, d'un budget total de 8000 €, consiste à revaloriser les espaces verts des différents campus de l'université par l’implantation de prairies fleuries et d’habitats destinés à offrir l'hospitalité à ces sympathiques pollinisateurs indispensables à la survie de milliers d'espèces végétales et animales. « La population d'abeilles sauvages a fortement décliné au cours des dernières décennies, entraînant une importante chute de la biodiversité. C'est paradoxal, mais le milieu urbain devient un refuge pour tous les insectes pollinisateurs. Avec Bee 'O' Top, nous avons l'ambition de leur offrir le gîte et le couvert en cœur de ville », résume Émilie Pasquet, inscrite en master développement durable, aménagement, société, territoire, aujourd'hui en service civique en Bourgogne-Franche-Comté. D'un côté, une diversité de fleurs d'essences locales, sans pesticides ni produits phytosanitaires, pour butiner sans risque. De l'autre, des cubes en bois emplis de terre meuble et de sable pour se loger et se reproduire en toute quiétude.  

 

Des prairies fleuries sur le campus


Émilie Pasquet, Sarah Bricks, Thalie Leroy et Siann Chalvin
Membres de l'association estudiantine paloise L'Arrosoir, engagée en faveur de la transition écologique, les quatre jeunes femmes âgées de 21 à 24 ans ont dans un premier temps convaincu l'UPPA de mettre à leur disposition sept petites parcelles disséminés aux quatre coins du campus palois : deux au pied du bâtiment de Lettres, deux à côté de la Centrifugeuse, deux en face du restaurant universitaire et une dernière à l'entrée de la bibliothèque. Près de 300 m² au total. Les premiers lopins de terre ont été labourés le 18 mars dernier avec l'aide précieuse de Baloo, un magnifique cheval de trait. Trois jours plus tard, les clôtures ganivelle fournies par Polesello étaient installées. Un choix aussi esthétique qu'écologique et durable. Le 30 mars, les jeunes plants en mini-mottes et les graines de la marque Végétal local étaient enfin semés sous un beau soleil printanier à proximité des habitats en bois fabriqués avec la MJC Berlioz. Aujourd'hui, les prairies fleurissent et les premières abeilles commencent déjà à récolter le doux nectar, les pattes chargées de petites pelotes de pollen pour nourrir leurs larves abritées dans les refuges en bois.  « Il nous reste maintenant à entretenir ces espaces, à en implanter de nouveaux sur les autres campus de l'UPPA et à entreprendre des actions de sensibilisation à travers la pose de panneaux pédagogiques, l'organisation de conférences ou d'ateliers pratiques. »

 

Un appel à la mobilisation générale

Dix huit mois après cette folle nuit du défi étudiant E2S UPPA du 7 au 8 novembre 2019, qui signe le véritable acte de naissance du projet Bee 'O' Top, l'opération est sans conteste une belle réussite. Ce joli succès tient à la persévérance des étudiantes, à la volonté de l'UPPA de s'investir à leurs côtés, mais aussi à la mobilisation de nombreux partenaires publics, privés et associatifs. Porté par L'Arrosoir, Bee 'O' Top a notamment bénéficié d'une subvention de 7436 € dans le cadre de l'action ''Projets jeunes 64'', de l'aide sur le terrain du collectif LIKEN, du savoir-faire de la MJC Berlioz, de l'expertise d'Ecocène pour la réalisation des panneaux pédagogiques et les actions de sensibilisation, ainsi que de la bienveillance des entreprises Polesello et Semence Nature. « Sans oublier Simon Caubet, du CEN, qui nous a énormément guidé sur l'aspect scientifique du projet ; la Maison du jardinier, qui a joué un rôle clé dans la coordination entre les différents contacts ; Bruno Charlier, enseignant-chercheur à l'UPPA, qui nous a accompagnées tout le long du projet ; et l'ensemble des étudiants impliqués à nos côtés », ajoute Émilie.

 

Pour suivre l'actualité de Bee 'O' Top : www.instagram.com/bee_0_top/