Paroles d'étudiants : Licence Physique-Chimie
Sébastien P., 24 ans
Assistant Process Manager en Volontariat International en Entreprise (VIE) en Egypte chez DEGREMONT
« Ce n’est pas parce qu’on est à la fac qu’on se ferme des portes. Il faut choisir son métier selon ses convictions.»
Son choix d’études s’est fait tout seul. Sébastien était intéressé par la chimie et il voulait exercer un métier tourné vers l’environnement.
Ses cours de chimie de l’eau, et plus particulièrement sur le traitement de l’eau, l’on clairement orienté vers le métier qu’il exerce aujourd’hui. "A la fin de ma 1ère année, j’ai fait un stage optionnel chez Dassault, ça m’a sensibilisé sur le développement durable. Je voulais que mon futur métier soit utile."
Après 2 années de licence, Sébastien a intégré l’école d’ingénieurs Eau et Environnement de Poitiers. Lors de cette formation il a effectué plusieurs stages dont un aux USA dans un laboratoire de recherche sur le traitement de l’eau. Pour son stage de fin d’études, il a passé 6 mois chez Degremont, filiale de Suez Environnement à Paris. "Je répondais à des appels d’offres pour des projets internationaux de stations de traitement de l’eau."
A la fin de ce stage, comme il voulait avoir une expérience à l’étranger et qu’il était déjà en relation avec l’international, l’entreprise lui a proposé de partir 18 mois en VIE en Egypte ou à Bilbao. Le choix fût vite fait.
Depuis, Sébastien est l’assistant d’un Process Manager en Egypte. Ces 18 mois lui servent de formation pour devenir à son tour Process Manager. "Je travaille dans une station, en exploitation, de traitement d’eaux résiduaires (usées) qui traitent 600 000 m3/jour. Nous sommes 5 expatriés et 200 égyptiens."
Son métier consiste à gérer tous les procédés de la station. Il s’occupe du suivi des résultats quotidiens de la station et regarde s’il y a des disfonctionnements. C’est un travail d’optimisation : il supervise la station tant au niveau des coûts de fonctionnement (consommation électrique,...) que des résultats des procédés.
"Pour faire ce métier à l’étranger il faut savoir s’adapter. On travaille en anglais avec les expatriés mais il y a une barrière de la langue avec les opérationnels. C’est frustrant de ne pas pouvoir communiquer avec des gens que l’on voit tous les jours." Le management est aussi très important. "Je souhaitais apprendre sur le terrain et pas seulement grâce à des notions théoriques. Jour après jour, j’ai de plus en plus de responsabilités, c’est très enrichissant." Pour lui, l’avantage principal de sa situation est d’être à l’étranger. Il apprend beaucoup sur la culture très différente des égyptiens et prend des cours d’arabe en plus de tous ce qu’il acquiert dans le travail.
Par contre, il y a des inconvénients à l’expatriation et notamment l’éloignement des amis et de la famille. "En arrivant ici je suis reparti de zéro, j’étais tout seul dans un pays inconnu à la culture très différente."
Sébastien a un très bon souvenir de ses années à la fac d’Anglet, elles l’ont guidé. A l’époque il se sous-estimait mais le responsable de la formation l’a soutenu pour tenter l’entrée en école d’ingénieurs. "Ça m’a boosté pour travailler l’année d’après." Pour lui le point positif de la formation c’est la globalité entre physique et chimie qui permet de ne pas avoir de points faibles entre les deux. Il a également apprécié les effectifs réduits de cette licence. "Ce que j’aimais à Montaury, c’est de ne pas être dans un amphi de 400 personnes. On était proche des enseignants et donc très suivi. Maintenant, avec mes 5 amis de la fac, on est 4 ingénieurs dans le traitement de l’eau et il y a 2 enseignants. On est le parfait exemple de la réussite de la voie parallèle. C’est ce qu’on a soutenu dans chacune de nos écoles d’ingénieurs."
Aujourd’hui, Sébastien est complètement satisfait de sa situation même s’il s’interroge sur son avenir. "Je suis ultra satisfait de mon métier aujourd’hui. Je me pose encore des questions pour la suite car être expatrié c’est bien mais on ne choisit pas forcément le pays..."
Il conseille de travailler un minimum et d’avoir confiance en soi. "Ce n’est pas parce qu’on est à la fac qu’on se ferme des portes. Il faut choisir son métier selon ses convictions."






