Paroles d'étudiants : Licence Physique-Chimie
Julie Q., 23 ans
Etudiante à l’école d’ingénieurs en eau et environnement, Poitiers
«…trouver des solutions pour des problèmes d’usine, d’installations en dysfonctionnement est très intéressant.»
Julie a commencé ses études supérieures par une année de prépa, puis une année de licence de biologie mais cela ne lui plaisait pas. Elle a donc choisi de se réorienter vers la licence de physique-chimie car la chimie l’intéressait vraiment.
A l’issue de sa 2ème année, elle a tenté les concours sur dossier d’écoles d’ingénieurs en eau et environnement et a été admise en 1ère année à l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Poitiers (ESIP). "La formation à la fac m’a permis de m’intégrer sans difficulté, de comprendre et suivre toutes les matières." A l’ESIP, elle s’insère progressivement dans la vie active en réalisant des projets en partenariat avec des industriels.
Pour son 1er stage Julie va partir au Québec dans le Centre Eau, Terre et Environnement. L’ESIP et la région Poitou-Charentes vont l’aider en finançant plus de la moitié de son séjour.
"Ce stage me permettra d’avoir un aperçu de ce qu’est la recherche et de voir comment les doctorants et enseignants chercheurs la perçoivent. Peut être que ça me donnera envie de continuer sur une thèse". Les écoles d’ingénieurs permettent à leurs élèves de 3ème année de suivre quelques modules pour avoir le double diplôme : master recherche et ingénieur.
"L’idée de la thèse me faisait peur au début car je pensais qu’il fallait continuer ses études, rester sur un banc pendant 3 ans, mais les doctorants que j’ai pu rencontrer m’ont tout de suite arrêtée : être doctorant c’est avoir un projet de 3 ans tout en étant salarié de l’université, donc on cotise, c’est le début de la vie active".
Pour travailler dans le traitement de l’eau, Julie conseille d’avoir de la ressource, d’être dynamique et volontaire. "Pour l’instant je n’exerce pas encore mais essayer de trouver des solutions pour des problèmes d’usine, d’installations en dysfonctionnement est très intéressant."
Au départ, elle n’avait pas de projet professionnel mais elle aura diverses possibilités et sera sûre de trouver quelque chose qui lui convienne (bureau d’études, recherche en laboratoire avec des industriels, management, encadrement d’équipes, audit-conseil…). Julie continue à s’investir dans des enseignements qui lui plaisent moins comme la mécanique des fluides, les turbomachines et ce, pour être la plus polyvalente possible.
Selon elle,"il n’est pas nécessaire d’aller en prépa pour intégrer une école d’ingénieurs, surtout en eau et environnement" mais plutôt deux années complètes de licence. "Une mention assez bien suffit à être bien classé et à être pris dans au moins une des écoles, à condition de montrer une certaine motivation."
"Ça me manque la fac, mais je suis quand même contente de voir le bout des études, même si j’ai du me réorienter pour ça."






