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Université de Pau et des pays de l'Adour

Paroles d'étudiants : Licence Physique-Chimie

Fabien D., 25 ans

Ingénieur d’études chez SCOMI ANTICOR

« C’est un mémoire de M1 sur les problèmes d’écoulements du pétrole dans les pipelines qui m’a orienté. »


Fabien aimait déjà la physique au lycée et après deux semaines de prépa, où le mode de fonctionnement ne lui convenait pas, il s’est inscrit en licence physique-chimie, parcours physique. "Là j’y ai trouvé ce que je recherchais comme encadrement." Certes, originaire de la Réunion mais content de sa formation, il a continué son cursus universitaire à Pau jusqu’en master formulation des produits pétroliers. "Pour entrer en M2 je n’avais pas d’idée précise. C’est un mémoire de M1 sur les problèmes d’écoulements du pétrole dans les pipelines qui m’a orienté."

A la fin de ses études, Fabien a trouvé rapidement du travail. "Je n’ai envoyé que 4 ou 5 CV dans des sociétés de traitement chimique du pétrole brut." Au monde, seule une dizaine d’entreprises est positionnée sur ce créneau, dont trois en France. Il a obtenu deux propositions au Royaume-Uni et une en France, chez Scomi Anticor où il est ingénieur d’études.
Il propose des additifs aux sociétés pétrolières. Les producteurs l’informent de problèmes qu’ils rencontrent. Quand c’est possible il va sur le site de production, sinon il reçoit des échantillons. "Quand un échantillon arrive, je dois le traiter et trouver les solutions aux problèmes liés à cette huile. A chaque nouvelle production, à chaque nouveau test, il y a de nouveaux problèmes. Lorsque je rencontre les producteurs je les conseille par rapport à leur production et je leur vends le produit qui pourra résoudre le problème observé."

Fabien travaille principalement en laboratoire, mais étant dans une petite structure (ils sont 8), il a l’occasion de toucher à divers domaines comme la recherche et développement, le conseil et même le commercial. "J’ai la possibilité de choisir si j’ai envie de travailler un rapport ou aller faire des études au laboratoire". Il a la chance de pouvoir voyager dans son travail. "En mai, je suis parti au Koweit et en Tunisie."

Son métier le satisfait pleinement. "J’aime le fait de voir qu’une étude aboutit, qu’on a trouvé une solution." L’inconvénient, lié à la taille de la structure, est de ne pas pouvoir se spécialiser et de rester très généraliste. Et Fabien ne compte pas son temps de travail. "Les voyages à l’étranger comprennent les week-ends et difficile de rattraper les jours ou d’avoir des RTT comme dans une grosse boîte."

La licence lui a permis d’acquérir une capacité de raisonnement général. Et lors de sa formation, Fabien a apprécié les interventions de professionnels dans des domaines de connaissances bien précis liés au pétrole. "C’était des cours pratiques, c’était vraiment bien." Son stage de fin d’études au Centre Total de Pau lui a permis de voir que le secteur pétrolier était très intéressant et lui a ouvert des portes pour la suite.

Pour lui, ce n’est pas forcément ceux qui ont les meilleurs résultats à la fac qui ont les meilleures situations professionnelles aujourd’hui. "Dans ma promo on était plusieurs à être un peu paresseux, surtout le vendredi matin, mais finalement on est devenus les plus passionnés et on a tous de bons jobs dans le pétrole. Cela change du tout au tout quand on travaille pour une entreprise, on sait qu’on fait des choses bénéfiques pour celle-ci."
Par contre, il est évident que comme tout bon scientifique qui se respecte, "il faut avoir la rigueur scientifique qui nous est d’ailleurs enseignée à la fac."