Paroles d'étudiants : Licence de Géographie et Aménagement
Amandine D.
Chargée d’opérations à la SEM "Territoires Charente", Angoulême
Société d’Economie Mixte d’Aménagement et de Construction du Département de la Charente
Son parcours
Amandine a obtenu sa Licence géographie-aménagement à Pau. Elle a ensuite passé un Master 1 "Urbanisme et Territoires" et un Master 2 "Ville et Projets" à l’Institut d’Urbanisme de Paris (Université Paris XII Créteil).
Pouvez-vous décrire les principales missions que vous exercez dans le cadre de votre emploi actuel ?
"Le cœur de mon métier à "Territoires Charente" est l’assistance à la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’ouvrage déléguée. Sur diverses opérations de réhabilitation/construction, j’assiste donc les collectivités dans les dimensions techniques, juridiques et financières du projet. Cela va de l’étude de faisabilité au choix des entreprises en passant par le choix du maître d’œuvre, puis le suivi des travaux. J’apporte également une expertise dans le champ des marchés publics, domaine qui reste encore nébuleux pour nombre de Collectivités.
La SEM est également titulaire de plusieurs ZAC (Zones d’Action Concertée) dont nous nous sommes vus confier le pilotage. Actuellement, je suis l’aménagement d’une ZAC de 9 hectares à vocation principale d’habitat.
C’est un métier dans lequel on est très souvent sur le terrain, en chantier, en réunion, et dans lequel on côtoie des acteurs très différents (élus, architectes, entreprises, usagers) auprès de qui il faut se faire entendre et comprendre."
La SEM est également titulaire de plusieurs ZAC (Zones d’Action Concertée) dont nous nous sommes vus confier le pilotage. Actuellement, je suis l’aménagement d’une ZAC de 9 hectares à vocation principale d’habitat.
C’est un métier dans lequel on est très souvent sur le terrain, en chantier, en réunion, et dans lequel on côtoie des acteurs très différents (élus, architectes, entreprises, usagers) auprès de qui il faut se faire entendre et comprendre."
En quoi la formation de géographie-aménagement vous a-t-elle été utile pour accéder à cette fonction et aujourd'hui l'exercer ?
"J’ai été embauchée à l’issue de mon stage de fin d’études que j’ai effectué à la SEM. Les collaborateurs en place avaient tous un profil d’ingénieur ou de juriste. Ma formation initiale en géographie-aménagement a été un atout puisqu’il n’y avait pas encore dans l’équipe quelqu’un capable d’apporter une vision spatiale du projet, à une échelle plus vaste que la simple opération même."
Quelles compétences utiles à l'exercice de votre profession, avez-vous acquises durant la formation géographie-aménagement ?
"Toutes les connaissances en urbanisme réglementaire, en cartographie. Les cours de communication également. D’une façon plus générale, à chaque projet, je peux raccrocher un enseignement appris durant cette formation : quand je reçois un rapport de sols, mes connaissances apprises en géomorphologie et lectures de carte me servent… Ma profession est relativement transversale, en SEM nous sommes des "assembleurs", et la formation que j’ai suivie l’était aussi."
En quoi estimez-vous que vos études au département de géographie ont contribué à la réussite de votre cursus universitaire et à la construction de votre projet professionnel ?
"Ma formation initiale m’a permis d’intégrer l’institut d’urbanisme de paris qui m’a permis de me perfectionner dans ce à quoi j’aspirais déjà : l’urbanisme opérationnel.
Mes bonnes connaissances générales sur des sujets aussi divers que les statistiques, le droit de l’urbanisme ou le monde rural, sont un atout (peut-être même plus qu’un ingénieur qui n’a jamais entendu parler de droit du sol)."
Mes bonnes connaissances générales sur des sujets aussi divers que les statistiques, le droit de l’urbanisme ou le monde rural, sont un atout (peut-être même plus qu’un ingénieur qui n’a jamais entendu parler de droit du sol)."
Quels souvenirs gardez-vous de vos études au département de Géographie-Aménagement à l'UPPA ?
"C’est comme pour tout, on se plaint beaucoup pendant la période étudiante, mais avec du recul j’ai apprécié le petit nombre d’étudiants que nous étions par promo et les interventions effectuées également par des professionnels extérieurs. Point primordial : les travaux de groupe, car le monde professionnel n’est que du travail de groupe ! Idem pour les mises en situation professionnelle, avec restitution devant les commanditaires : cela est devenu mon quotidien et l’avoir vécu pendant les études permet de relativiser ensuite ses interventions orales."






