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Université de Pau et des pays de l'Adour

Pau - Mathématiques : portrait d'Ali Salami, doctorant en statistique

Ali Salami est doctorant en mahématiques ; il a soutenu sa thèse en statistique le 7 janvier 2011, sous la direction de Laurent Bordes, directeur du laboratoire de mathématiques de l'UPPA.

Ali Salami

Ali est libanais et, après des études de mathématiques à Beyrouth, il a fait un master en mathématiques fondamentales et appliquées à Rouen.

Pourquoi êtes-vous venu à l'UPPA pour faire votre thèse ?
Un ami m'a parlé d'un financement pour faire une thèse à Pau sur un sujet qui me paraissait intéressant : les modèles de dégradation appliqués aux rails de chemin de fer.
Le but est de mieux comprendre les facteurs qui causent l'usure des rails et de modéliser leur durée de vie.
De tels modèles permettent de planifier de façon optimale le remplacement des rails avant qu'ils ne s'usent trop.

Qu'est-ce qui vous a plu quand vous êtes arrivé ?
J'ai apprécié l'ambiance très internationale sur le campus de Pau avec beaucoup d'étudiants d'autres pays (ERASMUS, mais aussi doctorants africains, asiatiques, etc). La grande diversité des sujets pratiques abordés par le laboratoire de mathématiques m'a également beaucoup plu.  Par ailleurs, le doux climat océanique est très agréable : il pleut beaucoup moins à Pau qu'a Rouen... et il y a plus de soleil. J'aime la nature et j'ai pu profiter de l'environnement : je suis souvent allé me promener avec des amis dans les Pyrénées. J'ai visité la côte basque, Biarritz, St Jean de Luz, etc.

Décrivez-nous votre quotidien ?
Je passe le plus clair de mon temps à travailler sur ma thèse : rechercher des données à la SNCF, travaux bibliographiques, réunions de travail, colloques hebdomadaires, etc. J'ai également eu la chance de participer à des congrès à Bordeaux, Jaca, et Rhodes où j'ai rencontré de grands chercheurs dans ma spécialité. J'ai aussi des loisirs dont j'ai bien profité : je fais de la musculation, je joue au foot, je sors avec mes amis libanais et je prépare des repas avec eux chaque samedi. Trouver les ingrédients pour la cuisine libanaise est parfois difficile, alors nous les ramenons du pays.

Comment comparez-vous l'environnement universitaire au Liban et en France ?
Au Liban, les études de licence sont difficiles, avec des programmes assez théoriques qui comprennent beaucoup de sujets différents.
En même temps, il y a peu de laboratoire de recherche et les professeurs s'investissent surtout dans l'enseignement. C'est pour cette raison que beaucoup d'étudiants libanais viennent faire des thèses en Europe.

Comment envisagez vous votre avenir professionnel ?
Je vais d'abord finir l'année universitaire ici à l'UPPA en poursuivant les enseignements que je donne aux étudiant de première et deuxième année, en tant qu'attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER). En août je retournerai au Liban où je postulerai à un emploi d'enseignant en statistique à l'université libanaise à Beyrouth. Je prévois de partager mon temps entre mes enseignements et l'entreprise familiale d'import-export de machines agricoles.
Je retournerai dans mon pays avec un excellent souvenir de mon séjour en France : l'aide financière, le bon environnement de travail et la qualité de la recherche ont fait de mes trois années à l'UPPA une expérience inoubliable.

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