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Université de Pau et des pays de l'Adour

Pau - ENS GTI : insertion professionnelle des diplômés en énergétique de l’école

Le 5 octobre prochain, aura lieu la remise des diplômes d’ingénieur de l’ENSGTI à l’hôtel de ville de Pau. La 19ème promotion spécialité "procédés" ainsi que la deuxième promotion spécialité "énergétique" sortiront des bancs de l’école pour entrer dans la vie active. C’est l’occasion de faire le bilan sur l’insertion professionnelle de la première promotion énergétique, diplômée il y a maintenant un an.

En juin 2012, soit 9 mois après l’obtention de leur diplôme, tous les ingénieurs de la promotion 2011 avaient trouvé un emploi. Cette statistique venait confirmer les très bons résultats de l’enquête sur l’insertion des jeunes diplômés effectuée en janvier 2012 : trois mois après l’obtention de leur diplôme, 67% des répondants étaient en activité professionnelle, 18 % en poursuite d’études et 4% en thèse. Les poursuites d’études sont quasi-exclusivement des spécialisations en masters accrédités par la conférence des grandes écoles dont l’ENSGTI est membre depuis plus d’un an. Ce taux d’insertion à trois mois est meilleur que celui des promotions précédentes. Cela peut en grande partie s’expliquer par la modification de la maquette de formation. En effet, les étudiants terminent désormais leur cursus par un stage en entreprise, ce qui leur permet de consolider leur réseau professionnel et, de plus, favorise l’embauche immédiate par l’entreprise où le stage terminal est effectué.

Comme pour les promotions précédentes, les jeunes diplômés trouvent directement un poste de cadre. En revanche le taux de CDI n’est plus que de 53 % pour le premier emploi. Ceci traduit la dureté du contexte économique actuel et la tendance des entreprises à attendre une amélioration de la conjoncture pour envisager des recrutements stables. Gageons néanmoins que le taux de CDI sera de 100% d’ici 3 ans conformément aux observations faites pour les promotions plus anciennes.

Les jeunes diplômés en énergétique se placent à 44% dans des PME de moins de 50 salariés et à 36% dans des grands groupes de plus de 5 000 salariés. Cette répartition est très proche de celle observée en génie des procédés depuis quelques années.
Conformément à l’enjeu sociétal actuel, prés la moitié des jeunes ingénieurs (procédés comme énergéticiens) travaillent dans le secteur de l’énergie. Les jeunes diplômés en énergétique se différencient essentiellement des jeunes diplômés en procédés par les autres secteurs d’embauches : le BTP (18 %) et le contrôle technique (18 %) (voir graphique ci-dessous).

Les énergéticiens de la première promotion doivent encore faire leurs preuves dans le monde industriel ; leur salaire reste en moyenne un peu inférieur à celui qui est observé en génie des procédés : 30k€ en brut annuel contre 32. Ceci devrait se résorber très vite et n’est qu’une moyenne. Certains jeunes énergéticiens ont très bien su négocier leur salaire pour atteindre une rémunération similaire.

Les dernières questions de l’enquête sont dédiées à la relation entre le jeune diplômé et l’emploi qu’il occupe. Il en ressort que 100% des jeunes diplômés en énergétique considèrent qu’il y a adéquation entre leur emploi et leur niveau de formation. Ils se sentent bien dans l’emploi qu’ils occupent (conditions de travail, rémunération, autonomie, localisation du poste) avec un taux de satisfaction moyen de 8/10.

Cette première promotion d’ingénieurs énergéticiens de l’ENSGTI s’est donc intégrée de manière très satisfaisante dans la vie active. Ceci est de très bon augure pour les futures promotions, à commencer par la promotion 2012 : elle peut aborder le monde du travail avec le plein d’enthousiasme.