Pau – Histoire et géographie : préparation aux métiers de l'enseignement master et D.U.
C’est à partir de l’année universitaire 2010-2011 qu’est entré en fonction le master d’enseignement en histoire-géographie. Il
est ouvert à tous les étudiants qui ont validé une 3ème année de licence et qui se destinent aux métiers de l’enseignement en histoire-géographie.
Deux particularités distinguent ce master d’enseignement :
- sa bi-disciplinarité qui exige une solide formation en histoire autant qu’en géographie,
- un concours de CAPES d’histoire et de géographie qui obéit à des programmes renouvelés tous les trois ans (trois questions d’histoire et trois questions de géographie).
Ces deux spécificités exigent la prise en compte d’un certain nombre de contraintes en même temps que de stratégies précises en termes d’inscription, de préparation au concours et de formation professionnelle.
Inscriptions : les titulaires d’un master 1 ou 2 (recherche, patrimoine, ou autre) peuvent administrativement s’inscrire en M2, mais les programmes des concours dont les écrits se déroulent au début du M2 (novembre) les contraignent souvent à s’inscrire en M1 "Enseignement" pour bénéficier de la préparation disciplinaire et didactique qui s’étale tout au long du M1. Pour ce public spécifique, des équivalences attribuées pour les U.E. (unité d'enseignement) "Recherche" et" Langue" permettent d’alléger cette première année et d’insister sur la formation professionnelle et sur la préparation au CAPES.
Préparation au CAPES : les programmes sont enseignés au cours de l’année de master 1 et durant les deux premiers mois de l’année de master 2 (ou du D.U.) ; après l’admissibilité déclarée du début de mois de février, une solide formation aux épreuves orales est proposée tout au long du dernier semestre du master 2.
Formation au métier d’enseignant : les compétences professionnelles propres à la fonction enseignante s’acquièrent durant les deux années de master. Celles-ci comprennent en effet des U.E. de didactique ainsi que des stages (3) dont le dernier, placé au second semestre du master 2, permet la prise en charge de classes « en responsabilité » ; il est donc rémunéré.
Au terme du parcours, les étudiants qui ont validé leur master 2 d’enseignement en histoire et en géographie mais qui échouent aux concours (Capes, Cafep, PLP, Capes A), peuvent entrer dans la vie active et/ou les préparer à nouveau en s’inscrivant à un diplôme universitaire (D.U.), ouvert depuis l’année universitaire 2011-2012.
Le master d’enseignement en histoire et géographie est donc d’une grande exigence à trois titres :
- il valide un diplôme professionnel d’enseignant en histoire-géographie du second degré,
- il prépare les étudiants à un concours bi-disciplinaire et à un programme, à partir d’une longue expérience pédagogique des enseignants pour cet exercice,
- il est soucieux de valoriser l’ensemble des compétences acquises par les étudiants durant leur cursus. Les candidats non admissibles au CAPES et qui ne souhaitent pas le repasser, se voient ainsi proposés des itinéraires de réorientation durant le second semestre du master 2 (en direction du PLP2 ou des formations de formateurs dès cette année 2011-2012).
Les statistiques paloises en termes de réussite au CAPES sont très favorables :

Sur les années 2005-2010, le pourcentage des admissibles est régulièrement deux fois supérieur à la moyenne nationale, le pourcentage des admis est, lui-aussi, le plus souvent supérieur.
Quant à la session 2011, année de l’entrée en fonction du master enseignement, la réussite paloise s’est confirmée brillamment pour les admissibles (taux d’admissibilité plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale), le pourcentage des admis demeurant presque deux fois supérieur.
L’équipe enseignante du master d’enseignement en histoire et géographie : s’appuyer sur l’expérience pour bâtir une formation profondément innovante.
L’équipe pédagogique des deux départements d’histoire et de géographie réalise de véritables prouesses d’harmonisation depuis les origines des concours de l’enseignement à l’université de Pau. La bi-disciplinarité, devenue avec la réforme du concours, plus complète et plus exigeante, a accentué ce phénomène de collaboration active en termes de préparations aux épreuves. Ecrits puis oraux d’histoire, de géographie et d’épreuve sur dossier (histoire et géographie) sont encore davantage que par le passé intimement liés. Les étudiants bénéficient donc d’une disponibilité et d’une expérience (plusieurs enseignants ont été ou sont membres du jury de CAPES) capables de favoriser la réussite maximale aux divers concours de l’enseignement. Toutefois, le défi du master qui est de former au métier d’enseignant, a exigé des aménagements qui se sont doublés d’enrichissements. L’importance accordée à la formation professionnelle constitue un point fort de la formation. Didactique disciplinaire et sciences de l’éducation sont enseignées durant les 4 semestres du parcours par des enseignants de l’IUFM très expérimentés ainsi que des universitaires spécialisés. Ce sont eux qui assurent le suivi de stages et la réalisation des mémoires associés.
Le master d’enseignement en histoire et géographie offre une formation complète.
Trois volets sont proposés :
- recherche,
- disciplinaire, concours écrit et oral,
- professionnalisation.
Si les volets "recherche" et "professionalisation", sans relations étroites avec les concours, n’évoluent qu’assez peu au fil des années, les contenus du volet "disciplinaire" se renouvellent par tiers tous les ans, à mesure que l’exigent les nouveaux programmes du CAPES/CAFEP.
Histoire : depuis la session 2010, il n’y a plus que trois questions dans les programmes. Ces nouveaux aménagements ainsi que les changements réguliers de questions exigent une grande implication de la part des enseignants tant dans la mise au point sur des périodes différentes que des nouveautés bibliographiques et problématiques. Parallèlement à ce travail sans cesse renouvelé, l’équipe pédagogique a mis l’accent sur les préparations à l’épreuve de dissertation ainsi qu’à celle de l’oral.
Géographie : les programmes voient alterner les questions de géographie générale et de géographie régionale ainsi qu’une question portant sur la France. La préparation s’étale donc, comme en histoire, sur 3 semestres pour les écrits et un semestre pour les oraux, jalonnés d’entrainements (TD et cours magistraux) aux épreuves écrites (commentaires de documents et dissertations) et orales (leçons et épreuves sur dossiers).
Formation professionnelle
Le master d’enseignement en histoire et en géographie garantit une formation professionnelle complète :
- des stages pratiques en classe : d'observation puis en responsabilité,
- une U.E. (unité d'enseignement) préparatoire au stage en responsabilité,
- des U.E. en sciences de l’éducation,
- des U.E. en didactique,
- une préparation « bi-disciplinaire » à l’épreuve sur dossier du concours qui est adaptée au milieu scolaire.
Formations complémentaires obligatoires pour le nouveau statut des enseignants
Le master intègre des enseignements de langue spécifiques, débouchant sur une validation officielle des compétences acquises. Celle-ci dispense l’étudiant d’avoir à passer le CLES 2, certificat de compétence linguistique désormais exigé de tout enseignant du second degré.
Le master intègre également une formation aux différentes certifications informatiques : utilisation des tableaux numériques et autres outils (C2i2e) par un enseignant du second degré reconnu comme formateur TIC au niveau académique.
Les étudiants du master enseignement en histoire-géographie
Depuis son entrée en fonction, les étudiants ne sont pas restés inactifs tant par leur investissement personnel que collectif. L’organisation précoce de commissions paritaires a été indispensable pour demeurer au plus près de leur ressenti ainsi que pour évoquer les nombreux problèmes liés à la réforme. Ces commissions réunies deux fois par an en M1 comme en M2 ont non seulement rempli leurs offices traditionnels mais elles ont fait émerger des adaptations nécessaires à un master innovant parce qu’inscrit dans un environnement académique et professionnel en évolution constante.
La qualité des relations qu’entretiennent enseignants et étudiants tient à une particularité essentielle de ce master associé à un concours. Les uns comme les autres n’ont d’autre but que de former au mieux des enseignants de qualité pour les collèges et les lycées et, pour cela, voir les résultats au concours se maintenir au meilleur niveau !
Témoignage de Davy Argueyrolles, lauréat du CAPES 2011 et titulaire d’un master enseignement en histoire-géographie la même année.
"La mastérisation de la formation des enseignants a été pour nous une expérience particulièrement éprouvante. Il a fallu préparer le CAPES tout en répondant aux exigences posées par le master, en particulier les cours, la rédaction du mémoire et le stage à responsabilité. Ce master fut néanmoins très formateur.
Nous avons d'abord bénéficié d'un engagement fort de nos professeurs dans la mise en place de la maquette du master et dans la préparation des épreuves du CAPES. Des cours intensifs sur les dernières questions au concours ont été dispensés dès la rentrée et ce jusqu'aux épreuves écrites. Chaque étudiant a eu la possibilité de s'entraîner et d'être évalué au cours de plusieurs écrits et oraux "blancs".
Le stage à responsabilité s'est révélé être la pierre angulaire de cette formation car il nous a permis d'aller sur le terrain, de vraiment réaliser combien nous voulions faire ce métier et aussi d'atténuer la lassitude d'une année de concours.
Par ailleurs, la préparation au C2i à l'UPPA fut quelque chose de très positif malgré la charge de travail supplémentaire que cela a nécessité. En effet, certains de mes collègues stagiaires issus d'autres universités n'ont pas bénéficié de la même préparation et doivent valider ce certificat pendant leur année de professeur stagiaire.
Une chose autrement appréciable, dans le cadre du master, fut la rencontre avec des professionnels des métiers de la culture. Cela nous a permis de nous ouvrir à d'autres perspectives de carrière en cas d'échec au concours.
Personnellement, je dois pour beaucoup mon succès au travail d'équipe avec mes camarades de promotion. Face à un calendrier très exigeant, nous nous sommes répartis le travail, soutenus moralement et avons mutualisé nos travaux.
Aujourd'hui, je profite pleinement de mon stage dans un collège avec des élèves de 5ème et de 4ème et je souhaite à tous les étudiants du master de pouvoir également s'épanouir dans ce métier."






