Tarbes - Sport : Evaluation et promotion de l'activité physique des adolescents, un projet de recherche avec l'université de Huesca
![]() Alberto Aibar |
Le laboratoire de recherche LAPPS (Laboratoire activité physique, performance et santé) de l'UPPA, campus de Tarbes, et le laboratoire de la faculté des sciences de la santé et du sport de l'université de Huesca collaborent au projet EPAPA : évaluation et promotion de l'activité physique des adolescents.
C'est un doctorant espagnol, Alberto Aibar, qui réalise le projet, sous la responsabilité de deux directeurs de thèse, l'un espagnol, Eduardo Generelo (université de Huesca), l'autre français, Julien Bois (UPPA). Au cours de cette première année de doctorat, le travail a consisté à évaluer les niveaux d'activité physique et leurs déterminants psychosociologiques au sein des populations concernées.
Avec l'aide du conseil régional d'Aquitaine et de la province de l'Aragon, partenaires du projet, près de 400 adolescents, répartis équitablement de chaque côté de la frontière, ont pu être équipés d'actimètres (capteurs détectant les mouvements). Le système permet de quantifier très précisément, tout au long d'une semaine, la durée des activités physiques légères, modérées ou vigoureuses de chaque sujet.
Les premiers résultats indiquent une moyenne d’activité physique quotidienne modérée à vigoureuse de 39 minutes pour les adolescentes tarbaises et de 49 minutes pour leurs alter ego masculins. Ces niveaux sont donc plus faibles que les 60 minutes d’activité quotidienne préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Seuls 25,8% des garçons et 11% des filles (soit 16,7% de l’échantillon total) atteignent un niveau conforme aux recommandations.
Les adolescents espagnols présentent des niveaux d’activité physique significativement supérieurs à ceux des adolescents français soit 58 minutes d’activité quotidienne pour les filles et 78 pour les garçons. De même, ils sont plus nombreux à respecter les préconisations de l’OMS puisque 46,6% des filles et 74,2% des garçons (soit 58,3% de l’échantillon total) pratiquent au moins 60 minutes par jour d’activité vigoureuse ou modérée.
Des premières analyses indiquent que cette différence n’est pas imputable à des facteurs socio-économiques ou météorologiques. A travers l’étude des autres données récoltées (moyens de transport, motivation, influence de la famille, du groupe de pair, du professeur d’éducation physique) d’autres facteurs explicatifs de cet écart entre les deux pays vont pouvoir être mis en évidence.







