Colloque "La guerre des Malouines 30 ans après"
18 et 19 octobre 2012
L'Institut des Amériques, l'Observatoire de l'Argentine contemporaine, le CREDA, l'ISP et, à l'UPPA, le laboratoire Langues lettres et civilisations de l'Arc Atlantique (LLCAA), avec le soutien de la Fédération Espaces, Frontières, Métissages et le concours du laboratoire CNRS SET, organisent le colloque : La guerre des Malouines 30 ans après.
Ce colloque se déroulera sur deux sites : à Paris, les lundi 15 et mardi 16 octobre, puis à Pau, le jeudi 18 et le vendredi 19 octobre (amphithéâtre de la présidence).
En 1982 un gouvernement dictatorial aux abois lance une opération militaire d’envergure pour « récupérer » les Iles Malouines (Falkland) qui, depuis 1833, étaient en possession du Royaume-Uni. Ce conflit inédit dans l’Atlantique sud durera plus de deux mois (du 2 avril au 14 juin) jusqu’à la capitulation des forces argentines devant une contre-offensive du Royaume-Uni qui a surpris tous ceux qui croyaient qu’il n’avait plus la capacité ni la volonté nécessaires pour mener à bien une telle intervention à presque 13 000 km de distance.
Les conséquences politiques immédiates en Argentine —débâcle de la dictature militaire, discrédit des forces armées, retour à la démocratie et jugement des responsables de l’aventure meurtrière— ont obscurci la compréhension des causes plus profondes qui avaient conduit à un soutien du débarquement militaire, non seulement dans la société argentine, mais également dans la plupart des pays de l’Amérique latine.
Au Royaume-Uni, si l’opinion publique a soutenu majoritairement l’action du gouvernement et l’envoi de la task force, une minorité non négligeable s’est opposée à l’usage de la force militaire. Le débat s’est poursuivi longtemps après la fin des hostilités, surtout au sujet des conditions précises dans lesquelles le croiseur Belgrano a été coulé. Néanmoins, Margaret Thatcher est sortie du conflit renforcée et les élections législatives qu’elle a remportées en 1983 ont été marquées par le « facteur Falkland ».
L’impact de la guerre sur les acteurs militaires a fait l’objet de nombreux débats autour du stress post-traumatique, de la réinsertion et de la définition de la place de ces « vétérans » ou anciens combattants dans la vie politique et sociale. Quel a été le rôle des victimes et des survivants dans la transmission de la mémoire de ce conflit et dans ses représentations ?
De nombreuses représentations cinématographiques et télévisuelles portent sur cette question douloureuse. Depuis la musique, comme l’album de Pink Floyd The Final Cut en passant par la bande dessinée Le ciel appartient aux Faucons, ou des films tels que Resurrected ou Illuminados por el Fuego, de nombreuses productions culturelles évoquent la guerre des Malouines et renouvellent sa signification.
Ce colloque, à vocation transdisciplinaire et transnationale, réunira des spécialistes de deux continents, pour croiser les regards, les approches et les interprétations et nous permettre une meilleure compréhension de cette « guerre de missiles et de baïonnettes » atypique, voire anachronique, ainsi que ses retombées géopolitiques en Europe et sur le continent américain en pleine guerre froide.
Une traduction simultanée (anglais, français, espagnol) sera proposée.
Images de guerre/Guerre d'images
Pendant les quatre jours du colloque, aussi bien à Paris, à l'Institut des Amériques, qu'à l'UPPA, un espace spécifique sera destiné à la projection audiovisuelle de documents, photographies et films en provenance de l'Argentine, de la France et du Royaume-Uni. Ce corpus audiovisuel, conçu et réalisé par les organisateurs du colloque, fera l'objet d'une analyse et d'une séance commentée au début et à la fin du colloque, avec la participation de spécialistes de limage et de la communication politique.
Contact presse : Michael Parsons, enseignant-cherceheur à l'UPPA, michael.parsons@univ-pau.fr






