2016-11-ExpoIndonesie

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Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA)

Culture & Sport

    • Mass Vs ElectronUne création théâtrale de Stéphane Léchit pour le groupe Corps 9

      Surfer la vague électorale pour faire des affrontements d’idées et des volontés programmatives de tout crin un terrain de jeu jubilatoire générateur de vitalité. Et un miroir incisif.
       
      Cette création -...

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    • Elpmas (1992) - Moondog par l'Ensemble 0Concert musique contemporaine

      Louis Thomas Hardin - connu sous le nom de Moondog - est assurément l'un des compositeurs les plus singuliers de ce XXème siècle. Aveugle visionnaire et inconnu légendaire il est l'architecte d'une œuvre...

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    • La Nuit#CouchéeNuit d'écoute

      La Nuit#Couchée à La Centrifugeuse de Pau sera le premier événement d’une série consacrée à l’écoute et à la création radiophonique sous la tutelle de Stéphane Garin de l’Ensemble 0 et de Vanessa Caque...

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    • Séraphine la ballerineUne création théâtrale de Richard Cayre, assisté de Stéphane Léchit Pour le groupe Corps 9

      Séraphine est une souris ballerine.
       
      Nous admirons en elle ce que nous n'admirons pas en nous. 
      Séraphine s'affirme, ce néant de corps, ce record du rien, et s'ouvre un chemin jusqu'à nous.
       
      Il y a en elle...

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Conférence autour de l'exposition "Le soliloque des muets"Pau - BU droit-lettres

Du 28 novembre au 22 décembre 2016, exposition photographique, Le soliloque des muets, réalisée par Truly Hitosoro, criminologue indonésienne, diplômée des universités de Kyushu, Universitas Indonesia et de l’EHESS Paris et par Stéphane Roland, sociologue de formation, réalisateur documentariste et photographe indépendant.

 

Jeudi 15 décembre, de 13h à 14h, conférence, "Un projet de criminologie visuelle", par Truly Hitosoro et Stéphane Roland à la BU droit-lettres (salle de travail en groupe). Les auteurs parleront de la réalisation du documentaire à paraître en 2017 et du recueil des témoignages auprès des victimes de la répression anti-communiste de 1965 en Indonésie.


Exposition visible dans le hall de la BU droit-lettres, du lundi au vendredi, de 8h à 20h, le samedi, de 9h à 13h – Du lundi 19 au jeudi 22 décembre, de 8h30 à 18h.

Repères

Indonésie, 30 septembre 1965. Profitant d’une tentative de putsch contre le président Sukarno, le général Suharto lance la répression politique anti-communiste à travers l’archipel. En quelques semaines, l’Indonésie devient le théâtre de l’un des plus importants crimes contre l’humanité du XXème siècle. Torture et viol systématique, déportation massive en camps de travaux forcés, massacres... La propagande fera de cette « victoire » l’acte fondateur du Nouvel Ordre et, au-delà, l’un des piliers identitaires de l’unité indonésienne. Malgré l’apparition de la démocratie en 1998, ces injustices demeurent impunies et inconnues pour une majorité de personnes à travers le monde.

Peu d’investigations ont été menées. On évoque de 500 000 à 3 millions de morts, une fourchette qui en dit long sur le travail qu’il reste à faire pour évaluer et comprendre les faits. Car l’Indonésie demeure un cas unique. Aujourd’hui encore, les bourreaux de 1965 sont des héros de guerre tandis que leurs victimes demeurent des « traîtres à la nation » et sont discriminées. Malgré les risques qu’ils encourent, de nombreux survivants ont bien voulu nous confier leur histoire, éclairant, chacun à leur tour, l’énormité des injustices que 50 ans de propagande ont réussi à masquer, y compris aux jeunes générations indonésiennes.

En novembre 2015, s’est symboliquement tenu à La Haye, aux Pays-Bas, un Tribunal international populaire pour 1965. Bien que sans aucune valeur pénale, ce tribunal a toutefois établi la réalité des crimes contre l’humanité dont l’Etat indonésien est le principal responsable, avec la complicité des pays qui l’ont soutenu dans cette tâche.

Rencontres

"Nous souhaitions aborder ce drame, à travers ceux qui lui ont survécu, afin d’accéder à une mémoire vivante. Les récits des anciens prisonniers politiques ainsi que les rares objets de cette période qu’ils gardent encore dans leurs tiroirs constituent notre corpus. Fragiles et subjectives, ces histoires racontées de vive voix, filtrées par le temps, le traumatisme, la culpabilité et la pression sociale, sont, à l’heure d’aujourd’hui, l’unique partie visible de l’iceberg 1965. Bien souvent, ces histoires nous furent contées pour la première fois, en présence des proches éberlués par ce qu’ils entendaient.

Notre travail, microscopique face à l’échelle de l’horreur, tente de dévoiler quelques faits saillants de 1965 tels qu’ils nous apparaissent aujourd’hui. Il essaye surtout de mettre des voix et des visages sur ceux qui sont restés muets et anonymes si longtemps. Tous assument, revendiquent même, non sans courage, d’être vus et entendus.

Le recueil de ces histoires demande néanmoins à être poursuivi et approfondi autant que possible, avant qu’elles ne disparaissent dans la nuit. Puissent ces quelques clichés déclencher des vocations..."

Truly Hitosoro et Stéphane Roland