2016-11-ExpoIndonesie

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Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA)

Culture & Sport

    • Clap-Fac "Scott Pilgrim vs The World" de Edgar Wright Pau - Amphithéâtre de laprésidence

      14h, Amphithéâtre de la Présidence - Clap-Fac Scott Pilgrim vs The World de Edgar Wright / Etats-Unis / 2012 / 1H52 / VOSTFR
      Proposé en partenariat avec l’association Gaming Palois et suivi d’une conférence...

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    • La Pluie de Daniel Keene / Cie Théâtre Chat Bus (campus de Pau)Théâtre

      La Pluie, c’est l’histoire d’Hanna, femme entre ciel et cendres. Elle raconte comment, il y a longtemps, des gens pressés de monter dans un train, lui ont donné des objets de toutes sortes…
      Daniel Keene...

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    • MapathonMaison de l'étudiant - Salle d'expos

      14h, salle d'expos de la Maison de l'étudiant : Mapathon – avec le laboratoire de recherche de l'université, PASSAGES (UMR 5319).
      Étudiants, étudiantes de l'UPPA, rejoignez-nous pour nous aider à cartographier...

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    • FINANCEMENT DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES DE L'UPPAPROCHAINE COMMISSION PROJETS JEUNES 64 - FSDIE : 31 JANVIER 2017

      La prochaine commission de la CFVU chargée d'examiner les projets étudiants sollicitant une subvention dans le cadre du dispositif Projets Jeunes 64 se réunira :
       Mardi 31 janvier 2017 à partir de 13H30...

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Expo photos "Le soliloque des muets"BU droit-lettres

Du 28 novembre au 22 décembre 2016, exposition photographique, Le soliloque des muets, réalisée par Truly Hitosoro, criminologue indonésienne, diplômée des universités de Kyushu, Universitas Indonesia et de l’EHESS Paris et par Stéphane Roland, sociologue de formation, réalisateur documentariste et photographe indépendant.

Cette exposition accompagne un documentaire écrit et réalisé par Stéphane Roland qui sortira en 2017.

Exposition visible dans le hall de la BU droit-lettres, du lundi au vendredi, de 8h à 20h, le samedi, de 9h à 13h – Du lundi 19 au jeudi 22 décembre, de 8h30 à 18h.

 

Jeudi 15 décembre 2016 à 13h : rencontre avec les auteurs de l'exposition, à la BU droit-lettres (salle de travail en groupe).

 

Repères

Indonésie, 30 septembre 1965. Profitant d’une tentative de putsch contre le président Sukarno, le général Suharto lance la répression politique anti-communiste à travers l’archipel. En quelques semaines, l’Indonésie devient le théâtre de l’un des plus importants crimes contre l’humanité du XXème siècle. Torture et viol systématique, déportation massive en camps de travaux forcés, massacres... La propagande fera de cette « victoire » l’acte fondateur du Nouvel Ordre et, au-delà, l’un des piliers identitaires de l’unité indonésienne. Malgré l’apparition de la démocratie en 1998, ces injustices demeurent impunies et inconnues pour une majorité de personnes à travers le monde.

Peu d’investigations ont été menées. On évoque de 500 000 à 3 millions de morts, une fourchette qui en dit long sur le travail qu’il reste à faire pour évaluer et comprendre les faits. Car l’Indonésie demeure un cas unique. Aujourd’hui encore, les bourreaux de 1965 sont des héros de guerre tandis que leurs victimes demeurent des « traîtres à la nation » et sont discriminées. Malgré les risques qu’ils encourent, de nombreux survivants ont bien voulu nous confier leur histoire, éclairant, chacun à leur tour, l’énormité des injustices que 50 ans de propagande ont réussi à masquer, y compris aux jeunes générations indonésiennes.

En novembre 2015, s’est symboliquement tenu à La Haye aux Pays-Bas un Tribunal International Populaire pour 1965. Bien que sans aucune valeur pénale, ce tribunal a toutefois établi la réalité des crimes contre l’humanité dont l’Etat indonésien est le principal responsable, avec la complicité des pays qui l’ont soutenu dans cette tâche.

Rencontres

"Nous souhaitions aborder ce drame, à travers ceux qui lui ont survécu, afin d’accéder à une mémoire vivante. Les récits des anciens prisonniers politiques ainsi que les rares objets de cette période qu’ils gardent encore dans leurs tiroirs constituent notre corpus. Fragiles et subjectives, ces histoires racontées de vive voix, filtrées par le temps, le traumatisme, la culpabilité et la pression sociale, sont, à l’heure d’aujourd’hui, l’unique partie visible de l’iceberg 1965. Bien souvent, ces histoires nous furent contées pour la première fois, en présence des proches éberlués par ce qu’ils entendaient.

Notre travail, microscopique face à l’échelle de l’horreur, tente de dévoiler quelques faits saillants de 1965 tels qu’ils nous apparaissent aujourd’hui. Il essaye surtout de mettre des voix et des visages sur ceux qui sont restés muets et anonymes si longtemps. Tous assument, revendiquent même, non sans courage, d’être vus et entendus.

Le recueil de ces histoires demande néanmoins à être poursuivi et approfondi autant que possible, avant qu’elles ne disparaissent dans la nuit. Puissent ces quelques clichés déclencher des vocations..."

Truly Hitosoro et Stéphane Roland